Le Mont Pilat : des terres et des Hommes
(XVIIIe –milieu du XXe siècle)
Intégrés sous l’ancien régime au massif montagnard des Cévennes, ces pays de montagnes, de vallées, de cours d’eau organisent des cadres majestueux à l’échelle des villages et des hameaux. Le Mont Pilat désigne un ensemble de lieux entre historicité et cultures en fonction des versants septentrionaux et méridionaux, localisé au sud du département de la Loire. Ainsi, ce domaine de moyenne montagne dispose de critères remarquables entre les aspects paysagers (l’étagement de la végétation), morphologiques (les Chirats,) mais aussi des repères panoramiques singuliers, à l’exemple des terres d’altitude du haut Pilat et des relations au climat montagnard dans le contexte de l’anthropocène.
De plus, la place des hommes entre cultures et civilisation construit des influences complémentaires au niveau des observations sur ces paysages vécus, à l’exemple des évolutions des vallées proches des villes industrielles comme Saint-Etienne et des aménagements sur la rivière Furan (le barrage de Rochetaillée). Dés-lors, la recherche du grand air, développée au cours du XIXe siècle, loin des vallées polluées par le cycle industriel, s’inscrit dans une quête nostalgique de paysages préservés, à l’exemple des écrits du savant Etienne Mulsant.
Ainsi, ces facteurs constituent les liens entre la volonté de protéger ces environnements remarquables, théorisée au XIXe siècle par Ernst Haeckel sous le terme d’écologie. On a aussi parallèlement des ambitions de préservation des patrimoines présents sur ces sites d’exceptions, à l’exemple des châteaux, des lieux de culte, mais également des espaces de vie, appelé l’œkoumène.
Par conséquent, les relations des hommes à la Nature entrent dans les facteurs de l’anthropisation et du rôle des paysanneries, se succédant sur ces terres séculaires, marquant ainsi les héritages médiévaux des paysages entre les activités agraires au rythme des saisons et les relations aux forêts. Pour autant, les changements de paramètres, liés aux contexte historique (la France d’ancien régime, les basculements révolutionnaires, les structures politiques du XIXe siècle et du XXe siècle) influencent les cadres d’existence, avec comme marqueur le repli du monde paysan et l’ouverture à la modernité entre défis et interrogations sur les incertitudes des nouvelles générations de pouvoir rester aux pays au XXe siècle.

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